Dans un discours devant des chefs d'entreprise, lundi soir, à l'occasion de son voyage officiel en Algérie, Nicolas Sarkozy a évoqué l'injustice du système colonial ainsi que les "crimes terribles" commis "tout au long de la guerre d'indépendance, qui a fait d'innombrables victimes des deux côtés", en précisant : "c'est toutes les victimes que je veux honorer." Par Tessa Ivascu.
Sarkozy regardant Alger depuis
le Sanctuaire des Martyrs : que c'est loin, tout ça...
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Paroles insuffisantes, selon le ministre algérien de l'Intérieur Noureddine Yazid Zerhouni, qui ajoute : "Un problème se complique lorsque nous refusons d'en parler". Car, comme toujours, le président français a refusé de faire repentance vis à vis de l'Algérie et de la colonisation. Du coup, dans les rues d'Alger, Nicolas Sarkozy a fait face à un accueil aussi plat que ses paroles : pas d'acclamations, peu d'applaudissements, à la différence de la ferveur manifestée lors de la visite de Jacques Chirac en 2003.
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Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner est allé lui-aussi de sa petite perle. Rappelons que la préparation de la visite de Nicolas Sarkozy avait été empoisonnée par des déclarations du ministre algérien des Anciens combattants, Mohamed Chérif Abbès, qui a notamment accusé le président français d'être inféodé à un "lobby juif". Interrogé sur les propos de M. Abbès, le French Doctor, copiant d'une manière surprenante sur son ancienne camarade de parti Ségolène Royal ("Qui connait Monsieur Besson ?")a feint l'ignorance : "Qui est M. Abbès ?"
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Amnésie et ignorance feintes : Sarkozy + Kouchner, quelle fine équipe de diplomates !
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