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Daniel Bouton reste PDG de Société Générale

Publié par Tessa Ivascu. | mercredi, janvier 30, 2008 | | Vos commentaires

Le conseil d'administration de la Société Générale, réuni ce matin, a confirmé à l'unanimité Daniel Bouton dans ses fonctions de PDG. Les salariés et leurs représentants ont manifesté également leur soutien à M. Bouton et ont qualifié les déclarations de Niolas Sarkozy dans l'affaire Jérôme Kerviel d'imprudentes.
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"Le conseil a demandé à l'unanimité à Daniel Bouton et Philippe Citerne, directeur général délégué de poursuivre leur mission", a annoncé cet après-midi une porte-parole de Société Générale. La réunion du conseil a décidé par ailleurs la création d'un comité spécial, constitué de trois administrateurs indépendants, chargé de s'assurer que les montants et les causes des pertes record dévoilées la semaine passée "ont bien été complètement identifiés" et que des mesures sont prises pour éviter qu'elles ne se reproduisent".
Les salariés considèrent M. Bouton comme le meilleur rempart contre un démantèlement de la banque, fragilisée après l'annonce le 24 janvier d'une perte record de 4,9 milliards d'euros imputée aux manipulations d'un seul trader, le désormais célèbre Jérôme Kerviel.
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Daniel Bouton. Sarkozy n'est pas habilité à demander sa tête.
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"Lorsque le bateau coule, on ne jette pas le commandant par dessus bord", a dit Philippe Pruvost, représentant des salariés siégeant au conseil. "La Société générale a toujours eu un très fort esprit de corps", a-t-il rappelé. Quant à Michel Marchet, délégué national de la CGT à la Société Générale, il a estimé que "M. Nicolas Sarkozy aurait dû être plus prudent, c'est à l'AMF (l'Autorité des marchés financiers) et à la Banque de France de contrôler la Société Générale".
En fin de matinée, plusieurs centaines de salariés se sont réunis en silence devant le siège, pour apporter leur soutien symbolique à Daniel Bouton. "Il y a un sentiment de tristesse qui domine parmi les salariés : tout le monde a fait ce qu'il fallait pour construire une grande banque et quelqu'un détruit ça", a déclaré un cadre cité par Le Monde. Bon nombre de salariés adhèrent à la thèse du trader isolé. "Kerviel cherche à masquer sa culpabilité", opine Michel Marchet.

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