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Jérôme Kerviel bouc émissaire de la Société Générale?

Publié par Tessa Ivascu. | vendredi, janvier 25, 2008 | | 1 commentaires

Jérôme Kerviel serait un bouc émissaire, servant à dissimuler les pertes accumulées par la Société Générale à cause des subprimes. C'est ce qu'affirme Elie Cohen, professeur à l'Ecole des Sciences politiques. Il ne croit pas à l'explication donnée par la banque, qui a annoncé 4,9 milliards de pertes à cause de la fraude de ce trader subalterne.
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"La Société Générale nous dit aujourd'hui qu'un trader senior a spéculé sur des actions, notamment des indices d'actions, sans se couvrir. Il aurait dissimulé des pertes devenues rapidement colossales. Il semble qu'il ait agi pendant toute l'année 2007", résume Elie Cohen, professeur d'économie à Sciences Po et directeur de recherche au CNRS, contacté par l'AFP. "Cela semble un peu gros que pendant toute une année on puisse dissimuler une telle perte", estime-t-il.
L'économiste avance l'hypothèse que la Société Générale a préféré "charger un pauvre bougre" afin de faire passer des pertes qui "s'étaient accumulées" au cours de la crise des subprimes (prêts immobiliers à risques américains). Il fait part du "sentiment des salles de marchés", à savoir "qu'il n'est pas possible qu'un individu seul ait pu faire cela. La Société Générale aurait chargé la barque sur le thème de la fraude pour faire passer plusieurs mauvaises opérations de marché".
Cette théorie est partagée par de nombreux spécialistes des milieux financiers (voir le lien vers notre article ci-dessous). Le trader Nick Leeson, à l'origine la banqueroute de la banque Barings en 1995 et forcément expert en fraude bancaire, est moins catégorique. Même s'il a "du mal à croire qu'une chose d'une telle ampleur soit arrivée", il pense que "les opérations de courtage malhonnêtes arrivent probablement chaque jour". Mais "les banques n'aiment pas le révéler, parce que cela poserait un problème de confiance de la clientèle".
Leeson reste convaincu que les banques ne se préoccupent "que de faire de l'argent, pas de le protéger", sans "s'intéresser assez à ces zones de risques". .
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1 commentaire déjà ! Réagissez !

  1. al // 25 janvier 2008 à 20:19  

    Quand on lit la presse sur Internet on voit son visage placardé partout sans souci de la présomption d'innocence.

    L'homme est un loup pour l'homme