L'ampleur de la mobilisation des Réunionnais pour que leur Miss, Valérie Bègue, garde sa couronne, inquiète aujourd'hui certains politiques et intellectuels de La Réunion. Par Tessa Ivascu.
Manifestation à La Réunion le 23 décembre 2007.
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C'est une "mascarade", s'indigne la députée Huguette Bello (apparenté PCR), à la tête de l’Union des femmes réunionnaises : "Nous avons dénoncé ce type de concours consacrant la femme objet, mais sans succès. A la rentrée, soixante-dix postes précaires seront supprimés dans les établissements scolaires. Cela ne mobilise guère."
Le sociologue Raoul Lucas, enseignant à l’université de la Réunion, ne voit aucune question de dignité ou identitaire dans cette mobilisation populaire : "Cela a tout de la manipulation politique. A quelques mois des municipales, il s’agit de ne pas se mettre à dos les électeurs, en ne volant pas au secours de la plus populaire des Réunionnaises. On verse dans la consécration de la superficialité et du paraître au détriment de questions économiques et sociales dramatiques".
L'implication d'élus politiques dans les manifestations de soutien indignent le sociologue : "Le sénateur Jean-Paul Virapoullé, de la droite dure, défilant à côté de plusieurs membres du Parti communiste réunionnais et de Nassimah Dindar, la présidente sarkozyste du conseil général, c’est vraiment cocasse…" 

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