Après la réélection contestée de Mwai Kibaki le 27 décembre, le président du Kenya et son opposant Raila Odinga s'accusent réciproquement aujourd'hui de procéder à un nettoyage ethnique. Par Tessa Ivascu.
Le porte-parole du gouvernement kényan Alfred Matua a déclaré à la BBC que l'opposant Raila Odinga porte la responsabilité totale des violences tribales qui déchirent actuellement le pays. "Il s'agit fondamentalement d'un nettoyage ethnique de la tribu des Kikuyus mené par Raila Odinga", a-t-il déclaré.
Les partisans d'Odinga, qui appartient à la tribu des Luos, accusent, eux, la tribu des Kikuyus, celle du président Kibaki, de se livrer à un nettoyage ethnique. L'incendie hier d'une église d'Eldoret, qui a fait 35 victimes, est l'épisode tragique le plus médiatisé. Mais la Croix-Rouge kényane dénonce "une tuerie insensée", estimant qu'au moins 70 000 personnes avaient été déplacées dans l'ouest du pays par les violences.
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Il faudrait des émissaires de l'ONU pour contrôler le bon déroulement des élections ds certains pays, car c'est hallucinant qu'on en arrive à une telle barbarie.
De fait les pays africains ne st pas les seuls visés par ces pb d'honnêteté de les dépouillements des urnes (Etats-Unis lors des dernières élections).