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Total fait appel, Greenpeace aussi

Publié par Tessa Ivascu. | dimanche, janvier 27, 2008 | | Vos commentaires

Total fait appel de sa condamnation "injustifiée" dans le naufrage de l'Erika. Le groupe pétrolier est aussi prêt à indemniser "immédiatement" les victimes si elles renoncent à un deuxième procès qui s'annonce. Du coup Greenpeace veut faire appel à son tour, pour empêcher Total d'échapper à la justice.
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"Total décide de faire appel d'une décision de justice qu'il estime injustifiée et allant à l'encontre du but recherché: améliorer la sécurité dans le transport maritime", a annoncé le groupe hier vendredi 25 dans un communiqué, rappelant qu'il a déjà dépensé 200 millions d'euros pour participer au nettoyage des côtes et pomper le fioul resté dans les cuves de l'Erika.
Le groupe persiste à dire qu'il a été "trompé" par des certificats ne correspondant pas à l'état réel de l'Erika, qui avait sombré dans le Golfe de Gascogne le 12 décembre 1999. Or, ce n'est "ni son rôle, ni son métier" de faire le boulot des sociétés de contrôle.
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Les Conseils généraux aussi
Outre l'amende maximale de 375 000 euros, Total a été condamné à verser 192 millions d'euros de dommages et intérêts, solidairement avec le propriétaire, le gestionnaire et la société de classification de l'Erika. Le groupe se dit prêt à verser les indemnités "immédiatement et de manière irrévocable aux victimes de la pollution" si elles décident de ne plus rien réclamer en appel. "On ne peut accepter d'être condamné ni au pénal, ni au civil", a confié à l'AFP Maitre Daniel Soulez-Larivière, avocat de Total.
Et pour cause : s'il perd encore en appel, le groupe pourrait se retrouver avec 400 millions d'euros de dommages et intérêts à payer. Puisque le tribunal a reconnu pour la première fois le préjudice écologique, les Conseils régionaux concernés par le déversement du sur 400 km du littoral Altantique pourront argumenter qu'ils gèrent eux-aussi ces espaces sensibles et prétendre à des indemnités pour atteintes à l'environnement.
C'est en partie la raison pour laquelle Greenpeace, en réponse à l’appel déposé par le groupe pétrolier, vient d'annoncer son intention de faire appel aussi de la condamnation de Total. Pour Greenpeace, « Total fait appel pour tenter d’échapper à la responsabilité pénale, ce qui revient à vouloir protéger l’activité des affréteurs ».

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