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L'entretien Uribe-Sarkozy, dont la tenue a été confirmée seulement aujourd'hui par le porte-parole de l'Elysée David Martinon, fait suite à la libération le 10 janvier par les Farc de la sénatrice Consuelo Gonzalez et de Clara Rojas, ex-directrice de campagne d'Ingrid Betancourt.
Refusée puis acceptée par Alvaro Uribe, cette libération permise par la médiation du président vénézuélien Hugo Chavez, bête noire des Américains dans la région, a relancé les espoirs de la famille Betancourt.
Alvaro Uribe a reçu aujourd'hui en début de soirée à l'ambassade colombienne le fils d'Ingrid Betancourt, Lorenzo Delloye-Betancourt, et Fabrice Delloye, son ex-mari. Après l'entretien, M. Uribe a affirmé : "Nous sommes ouverts au dialogue de la même manière que nous avons été intransigeant pour combattre le terrorisme. Nous combattons les actes terroristes et nous sommes ouverts au dialogue pour offrir à notre pays une solution définitive".

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Uribe avec l'ami américain.
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Mais, prévient-il : "Nous devons déterminer les conditions du sauvetage et de la libération des otages, sans mettre en cause la sécurité et la démocratisation de notre pays".
Fabrice Delloye estime que le président Uribe est "véritablement décidé à trouver avec l'aide de la communauté internationale une solution d'accord humanitaire qui puisse réellement permettre la sortie rapide de tous nos êtres chers".
Avant son départ pour l'Europe, où il doit rencontrer cette semaine plusieurs autres chefs d'Etat, le président colombien a fait un geste fort en rétablissant la médiation de la France, de l'Espagne et de la Suisse en vue d'obtenir la libération des 44 otages detenus actuellement par les Farc. Cependant, il refusera toujours, précise-t-il, de considérer les Farc autrement que comme une organisation terroriste, ainsi que d'écouter leur revendication principale : la création d'une zone démilitarisée de 780 km², près de Cali. 

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