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Quel Bord...eaux au MoDem !

Publié par Tessa Ivascu. | mercredi, février 06, 2008 | | Vos commentaires

Après l'implosion du MoDem à Lyon, c'est au tour de Bordeaux de devenir le théâtre des déchirures internes du parti de François Bayrou. Les dirigeants du MoDem en Gironde ont annoncé la future exclusion de deux de leurs membres figurant sur la liste d'Alain Rousset (PS) aux municipales, alors que François Bayrou a apporté son soutien à Alain Juppé, maire sortant UMP. Que du bonheur pour les militants !
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Dans la douleur, le MoDem avait accouché de 15 colistiers sur la liste d'Alain Juppé, dont 12 en position éligible. L'accord avait été contesté par des nouveaux adhérents reprochant aux anciens de l'UDF, ancrés dans la droite bordelaise, de passer un accord qui n'avait pas reçu l'aval des militants :
"Les instances bordelaises du MoDem ont passé un accord avec Alain Juppé avant même que le programme ne soit présenté aux militants", s'insurge Olivier Défossez, leader de Espace Démocrate 33, association faisant partie du MoDem.
Cet adhérent de fraîche date s'est fait le porte-parole des "dissidents". Deux jours avant la présentation de la liste, il a donc annoncé le ralliement à Alain Rousset (PS) de Sylvie Robin, 48 ans, nouvelle adhérente, et de Bruno Rouzade, 36 ans, un ancien UDF.
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"Le MoDem n'est pas une auberge espagnole"
De son côté, Didier Cazabonne, responsable du MoDem Gironde et actuel adjoint d'Alain Juppé, offre une version différente : "Il y a un petit groupe de personnes -cinq à six- dont les trois-quarts sont des candidats à la candidature qui n'ont pas été retenus" sur la liste d'Alain Juppé, et qui se "sont sentis écartés". Il précise que les deux colistiers MoDem de M. Rousset ont tout simplement été "déçus d'être recalés".
"Ils vont être suspendus puis exclus", conclut-il. Mais Joan Taris, 32 ans, délégué départemental du MoDem, va plus loin et évoque des "sous-marins" responsables de "manipulations" au sein du parti dans une "stratégie délibérée de destabilisation en interne" : "Le trouble a été orchestré", estime-t-il. "On entre au MoDem, on y met le bazar et en conclusion, on rejoint la liste d'Alain Rousset", poursuit-il, en accusant le candidat PS d'exhiber les deux candidats qui l'ont rejoint "comme une prise de guerre à l'ennemi".
Or, le MoDem "n'est pas une auberge espagnole", s'indigne-t-il. C'est vrai, un tel boxon, ça porte un autre nom.
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Votre commentaire est précieux !
2 commentaires déjà ! Réagissez !

  1. Frances // 7 février 2008 à 00:57  

    Un journaliste aurait croisé ses sources.

    Que disent des déclarations de Messieurs Cazabonne et Taris les personnes concernées ?

  2. Tessa Ivascu // 7 février 2008 à 13:18  

    Eh bien les personnes concernées dans cet article sont les sympathisants et les militants "de base", ceux qui ne s'expriment que par le vote et non pas par des manips pour se torpiller mutuellement. On verra bien ce qu'ils diront aux élections.