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Estrosi: l'UMP, ce machin snob, cette armée mexicaine...

Publié par Tessa Ivascu. | dimanche, mars 30, 2008 | | Vos commentaires

Pour mieux saper le moral des troupes de l'intérieur, Christian Estrosi, maire de Nice, accumule les métaphores ironiques, plus ou moins réussies, sur l'UMP. Ainsi, pour dénigrer plus avant la direction du parti de Nicolas Sarkozy, son grand ami, il identifie aujourdhui l'UMP à une "armée mexicaine", en passe de devenir un "machin snob" à force de nommer du "beau monde" à des postes-clé, comme Xavier Bertrand ou Kosciusko-Morizet.
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Christian Estrosi s'y connait en armées méxicaines, lui qui a loué aux frais du contribuable un jet pour 138 000 euros, sans se faire taper sur les doigts (consultez le lien ci-dessous pour lire l'article). Alors, dans un entretien accordé aujourd'hui au Journal du Dimanche, l'ancien secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, qui a refusé le poste de délégué général UMP au "développement du mouvement", qualifie le parti de Sarkozy d' "armée mexicaine, sans véritable chef". L'organigramme? Un montage qui "empile les fonctions et titres, et dont je ne connais toujours pas les règles de fonctionnement".
Ce qu'il ne digère pas, Christian, c'est la nomination de Xavier Bertrand et Nathalie Kosciusko-Morizet à la direction de l'UMP, faite pour "faire plaisir à tout le monde". Mais "tout ce beau monde va se marcher sur les pieds", prédit-il, craignant qu'à force de "devenir un machin snob", l'UMP ne soit "plus audible".
Alors Estrosi donne de la voix, pour critiquer encore et toujours le secrétaire général Patrick Devedjian, incapable de changer de ligner alors qu' "au lendemain des municipales, il fallait au parti majoritaire un électrochoc".
Dans une interview au Figaro samedi, Patrick Devedjian avait répondu aux précédentes critiques de Christian Estrosi, expliquant que "le parti n'est pas une caserne". Il devra lui expliquer aussi que l'UMP n'est pas un hôpital psychiatrique.

Lire aussi :

Estrosi jette 138 000 euros pour voler en jet privé.

Devedjian encadré par deux soldats: l'UMP n'est pas une caserne.

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