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George W. Bush se félicite des 5 ans de guerre en Irak

Publié par Tessa Ivascu. | mercredi, mars 19, 2008 | | Vos commentaires

Alors que le Pentagone vient de confirmer qu'il n'y avait aucun lien entre Saddam Hussein et Al-Qaïda, le président George W. Bush, avec sa pertinence coutumière, assure que, malgré le prix "élevé" payé en Irak, "chasser Saddam Hussein du pouvoir était la bonne décision, et ceci est un combat que l’Amérique peut et doit gagner".
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C'est ce que M. Bush a cru bon affirmer lors de ce cinquième anniversaire de la guerre en Irak. Depuis le 20 mars 2003, cette guerre a tué des dizaines de milliers d’Irakiens et près de 4 000 Américains, coûté des centaines de milliards de dollars aux Etats-Unis, miné le crédit de la Maison Blanche, divisé les Américains et renforcé l'influence de l'Iran.
Qu'importe ! George W. prévient aujourd'hui que les gains enregistrés depuis 2007 en Irak étaient "fragiles et réversibles" et qu’il ne ferait rien qui les remettrait en cause.
Dans un discours prononcé au Pentagone, il estime "compréhensible" qu'il y ait débat (il est bien bon). Mais persiste et signe la vieille rengaine concotée en 2003 : les Américains doivent combattre Al-Qaïda en Irak pour ne pas le combattre aux Etats-Unis. Donc, se retirer trop rapidement sèmerait le "chaos", encouragerait les "terroristes" et l’Iran.
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Le sens de l'Histoire est comme celui du téléphone : il y en a qui pigent, d'autres pas.
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George W. en a profité pour vanter les progrès accomplis depuis l’année dernière, quand la violence menaçait d’atteindre "le niveau du génocide", grâce à une nouvelle stratégie (merci qui? merci Georgie!) et l’envoi d’environ 30 000 Américains supplémentaires (combien en sont morts, envoyez la question par écrit, on ne vous répondra pas).
Au même moment où Georgie tenait ce discours tonitruant, un sondage CBS révélait que 64% des Américains estiment que la guerre n’en valait pas la peine. Aujourd'hui, plusieurs manifestations ont eu lieu pour appeler à la fin de la guerre, à Washington, Miami, New York, Chicago, San Francisco et Los Angeles, plus des actions locales dans quasiment tous les Etats.
Certains commentateurs américains remarquaient dernièrement que George W. Bush était habité par le sens de l'Histoire et la place qu'il y trouvera. Plutôt le non-sens et l'absence qu'on lui reprochera.

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