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La police démarre l'enquête sur la banderole anti-Ch'tis

Publié par Tessa Ivascu. | lundi, mars 31, 2008 | | Vos commentaires

Une enquête préliminaire de police pour "provocation à la haine ou à la violence" a été ouverte aujourd'hui par le parquet de Bobigny - à la demande, semble-t-il de Nicolas Sarkozy - pour identifier les auteurs de la banderole injurieuse déployée samedi par des supporters du PSG lors de la finale de la Coupe de la Ligue face à Lens. Les plaintes s'accumulent, de la la Fédération française de football à la Ligue de football professionnel (LFP) en passant par les clubs de Lens et de Paris-Saint-Germain. La LICRA se portera partie civile.
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C'est le parquet de Bobigny qui s'est chargé de l'affaire, le Stade de France étant dans son ressort. Le délit visé, prévu par le code des sports, est passible d'un an de prison et 15 000 euros d'amende au maximum. Il réprime les incitations à la violence ou la haine contre les arbitres, les joueurs, ou "toutes autres personnes".
En l'occurence, il s'agit d'une banderole de plusieurs dizaines de mètres de long, avec l'inscription : "Pédophiles, chômeurs, consanguins: bienvenue chez les Ch'tis". Elle a été déployée samedi lors du match PSG-Lens en finale de la Coupe de la Ligue, soulevant un tollé général. A commencer par Nicolas Sarkozy, qui aurait demandé que le parquet de Bobigny ouvre son enquête - dixit l'Elysée. Le président recevra demain le maire de Lens et des dirigeants du club lensois pour évoquer l'incident, auquel il a assisté.
L'Elysée affirme que Nicolas Sarkozy "souhaite que ce type de comportement inadmissible ait les suites qu'il mérite, suivra avec une particulière attention l'évolution de cette enquête". La police technique et scientifique, ayant récupéré des morceaux de la banderole, recherche déjà d'éventuelles empreintes génétiques. Les "physionomistes" se repassent les images des caméras de surveillance du stade pour identifier des suspects. Les billets étant nominatifs, il est possible d'identifier les occupants des sièges se trouvant près de la banderole.
Le maire de Lens Guy Delcourt a demandé dès dimanche à ce que le match soit rejoué tandis que Frédéric Thiriez, le président de la Ligue, dénonçait "une poignée d'imbéciles remplis de haine". Le PSG pourrait aussi avoir à répondre de l'affaire. La commission de discipline de la Ligue doit se réunir jeudi pour étudier l'incident.
Sanction possible : des points retirés au PSG, en position de relégable avant de disputer mercredi au Parc des Princes une rencontre cruciale contre Strasbourg. Le club pourrait aussi être contraint de jouer pendant un ou plusieurs matches à huis clos.
Mais il est peu probable que le match soit rejoué. Même si, en dehors de l'incident de la banderole, le PSG l'a remporté face à Lens par 2-1, sur un penalty litigieux à la dernière seconde...

Lire aussi : Dany Boon indigné par la banderole anti-Ch'tis.

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