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Ségolène Royal, l’ex-candidate à la présidentielle, clôturait hier sa tournée de soutien des élections municipales dans la Drôme et les Bouches-du-Rhône. A Valence, elle a lancé un appel aux abstentionnistes afin d'amplifier "la sanction" du premier tour. Plus virulente que jamais, elle en a profité pour tailler des costards à tout le monde, à commencer par son ancien rival Nicolas Sarkozy, en passant par Martine Aubry et en finissant par le PS et François Hollande, englobé dans un "ils" général. Pour Ségolène, la campagne bat son plein.
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Ségolène Royal, qui a réalisé une trentaine de vidéos pour ceux qu’elle n’a pu soutenir sur le terrain, s'est réndue là "où les gens m’appellent à cor et à cris". Fin du périple muncicipal sans la Drôme et les Bouches-du-Rhône. Profitant du fait que Nicolas Sarkozy se rouve en délicatesse avec les François, elle a grossi le trait :
"Personne ne veut le voir ! C’est quand même dramatique. Moi qui ai été battue, je n’ai jamais été autant réclamée sur le territoire. Alors qu’à l’UMP, ils enlèvent de leur profession de foi les photos du président élu !", a-t-elle ironisé, selon Libération.
Continuant à s'auto-congratuler de l' "ouverture" des socialistes au MoDem en vue de deuxième tour des municipales, elle souligne :
"Si je n’avais pas levé le tabou sur le Modem, plein de socialistes, localement, n’auraient pas osé. Je leur ai donné le feu vert. Ça les a déculpabilisés. Il y a un travail idéologique à faire pour que leur courant de pensée soit pris en compte. Et c’est tout bénéfice pour les socialistes : ça nous oblige à abandonner un certain nombre de dogmes."
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"Je serai prête !"
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Et si Martine Aubry, au soir du premier tour, a avoué n’avoir "pas aimé 2007", Ségolène retorque : "Martine Aubry, pendant la campagne, n’a pas eu une phrase de soutien à la candidate. Alors critiquer aujourd’hui, c’est assez baroque." Plus généralement, "j’entends les petites phrases. C’est infantile".
Et d'évoquer sous couvert d'un "ils" général l'attitude de Hollande, son ex, face à ses ambitions de conquête du PS : "Ils font ce qu’ils veulent. Je suis décidée, je ne me suis pas cachée. J’ai dit très clairement que je prendrai des initiatives au congrès. Peut-être qu’ils veulent m’en empêcher.…Moi, je n’agresse personne, je n’ai pas à leur faire barrage". Alors, ce congrès en novembre? "Je serai prête."
C'en a tout l'air.

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1 commentaire déjà ! Réagissez !

  1. Pierrette // 14 mars 2008 à 11:14  

    "Je conseille aux uns et aux autres, avant de modifier, de compléter, de transformer, de changer nos institutions, de lire votre livre" : déclaration de Jean-Louis Debré, le mercredi 13 mars, lors d'une présentation au Palais-Royal (le siège du Conseil Constitutionnel, pas le QG de Ségolène) d'un ouvrage coécrit par les journalistes Charbonneau et Guimier, et intitulé... "La Ve République pour les nuls" !
    Traduction du message de Debré "aux uns et aux autres" (ah ? C'est une trinité qui règne à l'Élysée ?) en langage bling-bling : "Cultive-toi ou casse-toi, gros nul !"