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Gandrange: l'Etat garde un silence d'acier

Publié par Tessa Ivascu. | jeudi, avril 03, 2008 | | 1 commentaires

Les représentants syndicaux de l'usine ArcelorMittal de Gandrange (Moselle), dont la fermeture partielle doit entraîner la perte de 575 emplois, sont ressortis bredouille aujourd'hui jeudi d'une réunion avec le préfet de Lorraine, Bernard Niquet, selon le délégué CFDT Edouard Martin. Ils lui avaient demandé rendez-vous pour rappeler les engagements de Nicolas Sarkozy. Celui-ci "devrait s'exprimer" sur le sujet avant le 14 avril. Pendant que Monsieur le Président pense, un comité d'entreprise devrait confirmer demain les fermetures.
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"A l'heure où l'on vous parle, on ne peut compter que sur nous-mêmes", a déclaré Edouard Martin, délégué de la CFDT au comité européen du groupe sidérurgique, devant les salariés d'ArcelorMittal et les élus locaux rassemblés devant la préfecture, à Metz. Les syndicats CFDT, CGC et CGT, avaient demandé rendez-vous au préfet, Bernard Niquet, pour rappeler Nicolas Sarkozy à ses engagements dans l'attente du comité d'entreprise de demain, qui devrait confirmer la fermeture d'ici 2009 de l'aciérie et du train à billettes (petites barres).
Selon les informations que l'on a bien voulu donner aux syndicats, le président de la République ne souhaite pas s'exprimer pour l'instant, afin de ne pas interférer avec les procédures légales au sein de l'entreprise (quelle prévenance).
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"L'Etat est prêt"... Sarkozy à Gandrange, le 4 février.
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Mais il le fera, il le fera : "Le préfet nous a affirmé que le président soit s'exprimerait, soit demanderait à nous rencontrer avant le 14 avril", date à laquelle est fixée la première réunion de mise en oeuvre du plan social prévoyant la suppression de 575 des 1 108 emplois du site, a précisé Edouard Martin.
Pour rappel, début février, en visite à Gandrange, le président avait assuré que "l'Etat était prêt à prendre en charge tout ou partie des investissements nécessaires" pour maintenir le site en activité et avait esquissé un plan de reprise pour l'usine. En attendant... c'est Niquet.

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