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Kosciusko-Morizet, excuses forcées: la punition de FIllon

Publié par Tessa Ivascu. | mercredi, avril 09, 2008 | | Vos commentaires

François Fillon a exigé de la secrétaire d'État à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet qu'elle fasse des "excuses publiques" après ses propos rapportés dans Le Monde accusant son ministre de tutelle, Jean-Louis Borloo, de se livrer "à un concours de lâcheté et d'inélégance" avec le président du groupe UMP à l'Assemblée, Jean-François Copé. C'est chose faite. La rebelle est néanmoins punie, privée d'Assemblée aujourd'hui et de voyage au Japon vendredi.
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Le Premier ministre François Fillon a mis tout son poids dans la balance pour obtenir des excuses publiques de Kosciusko-Morizet, soulignant que dans le cas contraire il en "tirerait toutes les conséquences".
La secrétaire d'Etat à l'Ecologie a donc obtempéré en déclarant aujourd'hui : "Je souhaite présenter des excuses à Jean-Louis Borloo et à Jean-François Copé. Les propos qu'on me prête aujourd'hui dans le journal Le Monde ont été déformés" (décidément Le Monde déforme sans cesse des propos les derniers jours, Rama Yade aussi s'en plaint...).
"Je comprends d'ailleurs très bien qu'ils aient pu les heurter. Par ailleurs, je suis à la disposition du groupe parlementaire UMP pour m'expliquer et lui témoigner ma solidarité. Je redis toute mon estime et mon affection à Jean-Louis Borloo avec lequel je suis heureuse de travailler."
C'est très gentil mais ça n'a pas suffi. Nathalie Kosciusko-Morizet était absente mercredi après-midi de la séance des questions d'actualité au gouvernement à l'Assemblée nationale. Matignon explique que François Fillon en personne lui a demandé de ne pas y assister. La secrétaire d'État ne l'accompagnera pas non plus lors de sa visite, à partir de vendredi, au Japon, comme prévu initialement.
Pour rappel, ce nouveau pataquès gouvernemental concerne le projet de loi du gouvernement visant à encadrer les cultures OGM. Jean-François Copé avait fustigé "l'attitude ambiguë" de la secrétaire d'État, jugée trop proche des anti-OGM de José Bové, attitude qui permis à l'opposition de faire passer plusieurs amendements contre la volonté du groupe UMP.
Hier, Kosciusko-Morizet avait dénoncé sur lepoint.fr une "cabale" de Copé : "C'est à lui de s'assurer de la présence suffisante de députés sur un vote. Il n'a pas su organiser un débat préalable interne au groupe sur le sujet. Il porte une lourde responsabilité." Elle avait également accusé Jean-Louis Borloo de fuir "ses responsabilités".
"Ce sujet, qui est un sujet difficile, méritait mieux que le choix par la secrétaire d'Etat de l'injure", avait répliqué Jean-François Copé.
Quant à ce pauvre Monde, qui déforme tant les propos quand ça arrange un membre du gouvernement de le dire, il a été interrogé par Reuters. Patrick Roger, qui a réalisé l'interview de la secrétaire d'Etat, a démenti toute altération de ses propos d'un simple "Non bien sûr".

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