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Rama Yade avait évoqué dans Le Monde trois conditions à la présence de Nicolas Sarkozy à la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin. Même que Robert Ménard, président de Reporters sans Frontières, s'en félicitait. Mais la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme dément désormais avoir tenu ces propos. Le quotidien maintient sa version. De cafouillage en cafouillage, on nage en plain potage pékinois.
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Alors, comme ça, finalement, les trois conditions "indispensables" pour que Nicoléon 1er se rende à la cérémonie des JO - "fin des violences contre la population, lumière sur les événements tibétains, ouverture du dialogue avec le dalaï-lama" - ne seraient que des "souhaits". Et qui plus est, formulés par le cabinet de Rama Yade, et non pas par la secrétaire aux Droits de l'homme elle-même.
Pourtant, dans l'entretien qu'elle a accordé au Monde, paru aujourd'hui, elle rajoutait même que le dialogue avec le chef spirituel des Tibétains doit porter sur "la reconnaissance de l'autonomie tibétaine et de l'identité spirituelle, religieuse et culturelle" du peuple tibétain.
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En fait, ce n'était pas en son nom, et pis c'était pas non plus des conditions.
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Mais plus tard dans la journée, Europe 1, la voix de son maître, qui dit l'avoir eue au téléphone, annonçait que Rama Yade démentait avoir parlé de "conditions". La radio assure que Le Monde a interprété ses propos : "Les trois points cités dans le journal sont des souhaits formulés par son cabinet qui ne s'appliquent pas au chef de l'Etat". La voix de son maître ajoute qu'avant le démenti de Rama Yade, l'Elysée avait fait savoir que cette déclaration n'engageait pas le président de la République, sans pour autant se désolidariser de la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, ceci sans cela, cela sans ceci...
Le quotidien, bin sûr, confirme les propos de la secrétaire d'Etat publiés dans ses pages. Quant à Robert Ménard, président de Reporters sans Frontières, qui s'escrime à demander aux dirigeants politiques du monde entier de ne pas assister à la cérémonie d'ouverture de Pékin, il a déclaré lors d'une conférence de presse à Paris : "J'aurais aimé que la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme ait tenu ces propos et que ces conditions aient été exigées mais pour l'instant je ne peux pas commenter des déclarations qui n'ont visiblement pas été tenues".
Pour mieux remuer le potage pékinois dans lequel elle se noie, la gentille Rama a également déclaré, dans la même interview au Monde que le rôle d'assister au parcours de la flamme olympique lundi à Paris revenait à Bernard Laporte et Roselyne Bachelot, ministre des Sports. "Moi, aujourd'hui, j'aimerais plutôt être à Dharamsala".
Mais vas-y, chère amie ! Car toutes ces conditions et ce conditionnel nous donnent le tournis.

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