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En réponse à l'importante mobilisation hier des lycéens et des fonctionnaires, Nicolas Sarkozy a répondu en annonçant un projet de loi "avant l'été" sur l'accueil des enfants. L'annonce a aussitôt été fustigée par les syndicats, qui estiment, comme Gérard Aschieri (FSU), que le président a franchi "la ligne rouge", et par le patron du PS François Hollande, qui accuse Sarkozy d'ouvrir "une épreuve de force, inutile et blessante".
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"J'ai demandé au gouvernement de déposer avant l'été un projet de loi qui instituera un droit à l'accueil des enfants inscrits dans nos écoles", a déclaré le président à la télé, précisant : "Le projet que je demande au gouvernement prévoira qu'en cas de grève, les professeurs grévistes se feront connaître 48 heures à l'avance. La charge financière (de l'accueil) sera assurée par l'Etat".
Tollé chez les syndicats enseignants et lycéens. Gérard Aschieri (FSU) estime ainsi que le chef de l'Etat a franchi "une ligne rouge", en voulant limiter le droit de grève.
Le premier secrétaire du PS François Hollande va plus loin : "Nicolas Sarkozy veut ouvrir une épreuve de force, inutile et blessante. Faut-il que Nicolas Sarkozy soit en difficulté dans l'opinion comme le prouvent les sondages, mais aussi dans sa majorité comme l'ont démontré les incidents et les couacs de ces dernières semaines, pour qu'il prenne une initiative aussi malencontreuse".
Selon le numéro un du PS, Nicoléon a ses raisons : "Ce n'est pas pour améliorer le fonctionnement de l'école ou pour permettre l'accueil des enfants des familles modestes qu'il prend cette initiative, mais pour plaire à la frange la plus conservatrice de sa majorité et pour remobiliser les rangs de son parti".
François Hollande juge que le texte proposé par Nicolas Sarkozy est "inapplicable, car il n'est pas possible de demander 48 heures à l'avance aux personnels de l'Education de se déclarer grévistes - puisque jusqu'au dernier moment ils peuvent rentrer dans un mouvement ou au contraire se dégager".
Enfin, il est, selon lui, "inconstitutionnel d'obliger les collectivités locales qui, selon notre droit fondamental, s'administrent librement, à se substituer à l'Education nationale pour l'accueil des jeunes enfants".
Eh ben, cause toujours, le roi c'est pas toi.

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1 commentaire déjà ! Réagissez !

  1. Yann Doumeix // 18 mai 2008 à 20:37  

    Et bien maintenant c'est le pied droit, quelle odeur!