Abbonez-vous aux parutions Politikart. Entrez votre adresse e-mail:

Par déclarations, répliques et textes "de fond" publiés fort à propos, Bertrand Delanoe, Ségolène Royal, Julien Dray et François Hollande ne cessent de se chamailler sur le poste bientôt vacant de premier secretaire du PS. Un leader également présidentiable ou entièrement consacré à la popotte du parti? Question épineuse, qui présage d'une guerre des roses sans merci, pour la plus grande confusion des militants.
.
Le porte-parole du PS Julien Dray, un des candidats déclarés à la direction du Parti socialiste, a estimé hier que le PS irait "droit dans le mur" s'il décidait de choisir un leader qui serait également candidat à la présidentielle de 2012. "Il faut qu'on ait un premier secrétaire qui se consacre essentiellement à la vie du parti, à sa rénovation, à la redéfinition de son projet, à la reconstruction du rassemblement de la gauche" (lui en somme).
M. Dray réplique ainsi à la publication, mardi, d'un texte dit "de fond" de Bertrand Delanoë, qui se prononce contre "un premier secrétaire de transition et d'attente jusque en 2011" : "Nous ne gagnerons pas 2012, quelles que soient les qualités du candidat, si les années 2008 - 2011 sont gelées".
Arnaud Montebourg surenchérit en jugeant que le texte de Bertrand Delanoë "vise à engager une majorité derrière un candidat à la présidentielle. Nous sommes opposés à la présidentialisation du parti d'où qu'elle vienne."
Or, ça vient de partout et surtout de Ségolène. Mme Royal déclare en effet dans Le Parisien qu'elle prendrait sa décision "assez rapidement" concernant la direction du PS. Tout en regrettant que le parti ne se soit pas rassemblé autour d'elle après l'élection présidentielle.
Du coup, l'actuel premier secrétaire François Hollande réplique en affirmant qu'un tel rassemblement aurait été difficile car la candidate avait "pris ses distances" avec le parti pendant sa campagne (quelle ingratitude, Ségolène, franchement, quand on pense à tous les bons et loyaux services offerts sur un plateau par les Strauss-Kahn, Rocard, Jospin et compagnie, sans parler de la "fidélité" de M. Hollande lui-même !).
D'ailleurs, M. Hollande, s'estimant rose entre les roses, pense tout haut que s'il avait brigué un nouveau mandat à la tête du PS, il aurait "sans doute été reconduit".
Il en sait des choses, ce garçon !

Abonnez-vous / Communiquez / Partagez cet article :

Newsletter Fil RSS Politikart PARTAGEZ :

Vous aimerez aussi :

Votre commentaire est précieux !
1 commentaire déjà ! Réagissez !

  1. Anonyme // 11 mai 2008 à 09:38  

    Kikou ;-)

    Gare aux épines, les plaies vont êtres douloureuses...

    Très intéressant ce blog, un vrai plaisir que le parcourir.

    Bon week-end, à bientôt.
    Bizzzz.

    PS (sans jeu de mots...lol)
    Merci, je suis ravi d'avoir été ajouté à tes amis. :-)))