Abbonez-vous aux parutions Politikart. Entrez votre adresse e-mail:

Pots de vin d'Alstom: en toute légalité, disent-ils

Publié par Tessa Ivascu. | mardi, mai 06, 2008 | | Vos commentaires

On apprend aujourd'hui par le Wall Street Journal (c'est normal) que le groupe industriel français Alstom aurait payé des centaines de millions de dollars de pots-de-vin pour obtenir des contrats en Asie et en Amérique du Sud. Une enquête est ouverte depuis novembre 2007, mais... silence et boule d'alstomme. Une "source policière" française confirme l'information.
.
Selon des "personnes proches du dossier" citées dans le quotidien américain Wall Street Journal du 6 mai, les autorités françaises et suisses enquêtent depuis des mois pour savoir si le groupe Alstom a payé des centaines de millions de dollars de pots-de-vin pour obtenir des contrats en Asie et en Amérique du Sud entre 1995 et 2003.
Aujourd'hui à Paris, des sources policières confirment l'ouverture de cette enquête confiée à la Division nationale des investigations financières (DNIF). En précisant que le parquet a ouvert en novembre 2007 une information judiciaire pour corruption et abus de biens sociaux à l'encontre d'Alstom sur la base des informations fournies par les autorités suisses qui elles-mêmes avaient reçu une "dénonciation".
La semaine dernière, la police suisse a rencontré des homologues au Brésil, pour enquêter sur des commissions d'un montant de 6,8 millions de dollars que des responsables d'Alstom sont soupçonnés d'avoir versées, afin d'obtenir un contrat de 45 millions de dollars pour des équipements d'extension du métro de Sao Paulo.
Les enquêteurs cherchent également à connaître la destination de 200 millions de dollars de versements suspects, effectués en lien avec un projet hydroélectrique au Brésil et des projets au Venezuela, à Singapour et en Indonésie. Les versements sont détaillés dans des documents d'Alstom obtenus par les enquêteurs et examinés par le Wall Street Journal.
En 2007, deux anciens dirigeants d'Alstom avaient affirmé aux enquêteurs qu'ils avaient effectué des versements au nom de l'entreprise. L'un d'entre eux, Michel Mignot, déclare au Wall Street Journal : "Je n'ai jamais pris un centime pour mon compte" (c'est ce qu'ils disent tous). "Je ne pensais pas que les transactions étaient illégales (c'est ce qu'ils disent tous, bis), car elles étaient effectuées pour obtenir des contrats d'ingénierie civile partout dans le monde".
Un porte-parole d'Alstom reconnait cependant que les bureaux de l'entreprise avaient été perquisitionnés en lien avec une enquête des autorités françaises. Mais affirme : "Le code de conduite d'Alstom est de se conformer strictement à toutes les lois et les règlements qui s'appliquent au commerce" (c'est ce qu'ils disent..., ter).
Dans un communiqué, Alstom indique aussi que "les faits supposés reposent sur des hypothèses et des spéculations". "Aucune procédure judiciaire ne met l'entreprise en cause pour des faits de corruption".
Remarquez, reposer sur des hypothèses ne veut pas dire reposer sur rien. Juste "prouvez-le, bande de nazes".

Abonnez-vous / Communiquez / Partagez cet article :

Newsletter Fil RSS Politikart PARTAGEZ :

Vous aimerez aussi :

Votre commentaire est précieux !
Soyez le premier à réagir !