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Pourquoi Clinton n'abandonne pas

Publié par Tessa Ivascu. | mardi, mai 13, 2008 | | 1 commentaires

Avant la primaire de la Virginie occidentale de mardi, où elle est grande favorite, Hillary Clinton fait figure de looser dans la course à l'investiture démocrate aux présidentielles américaines. La presse proclame "c'est fini" et Barack Obama ne fait plus campagne contre elle, se concentrant sur l'adversaire républican John McCain. Pourtant, la sénatrice de New York ne lâche pas le morceau. Pourquoi?
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Pour le camp Obama c'est plié : il ne fait même plus campagne contre sa rivale et ses conseillers ont fait savoir qu'il se proclamerait vainqueur le 20 mai ou, au plus tard, le 3 juin. Mais "Son Espérance", comme le surnomme la presse, attend par "politesse" que les électeurs des six états qui doivent encore voter (Virginie occidentale, Kentucky, Oregon, Porto Rico, Montana et Dakota du sud) s'expriment sans être influencés (car annoncer la date où on se proclamera vainqueur n'influence personne, c'est sûr).
Pourtant Hillary Clinton s'accroche, au risque d'être cataloguée de très mauvaise perdante. Pour enquiquiner Obama, disent certains, et lui arracher la promesse d'un rôle important dans son administration - pourquoi pas la vice-présidence. D'autres, plus mauvaises langues, soutiennent carrément qu'Hillary fait du chantage à son rival : soit il accepte de règler les dettes de campagne du clan Clinton, soit elle continue, en lui mettant des bâtons dans les roues. Ou bien, par pur machiavelisme, elle compte affaiblir son rival au point de le faire perdre contre McCain. Elle pourra alors préparer une nouvelle candidature à la Maison-Blanche en 2012 (elle n'aura que 64 ans).
Mais peut être que Clinton n'abandonne pas parce qu'elle y croit encore. Les sondages en Virginie occidentale (primaire, ce mardi) et dans le Kentucky (primaire, la semaine prochaine), donnent une avance de 40 % à Hillary sur Obama (66 % contre 23 % en Virginie occidentale, 58 % contre 31 % dans le Kentucky).
Elle peut l'emporter nettement à Porto Rico le 1er juin, peut-être gagner dans le Montana et le Dakota du sud le 3 juin, faire jeu égal dans l'Oregon. Et si la Floride et le Michigan (dont les délégations ont été exclues pour les punir de s'être rebellées contre la direction du parti) sont finalement comptabilisés, elle peut encore dépasser Obama au décompte des voix.
Les époux Clinton tenntent surtout de démontrer que le choix d'Obama peut être désastrueux pour le Parti démocrate en novembre. Car le sénateur métis est rejeté par un électorat populaire blanc qui doute de son patriotisme, qui est horipilé par le vote "racial" des Africains-Américains (qui ont choisi Obama à plus de 90 %) et qui voit en lui un élitiste méprisant les petites gens. Mais est-ce que la voix de ces "petites gens" compte encore comme autrefois dans une élection américaine?

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