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De plus en plus nerveux, l’UMP et Nicolas Sarkozy mettent en cause l'objectivité des médias. Mercredi soir, l'UMP a accusé l'Agence France-Presse de "censure" pour n'avoir pas diffusé un de ses communiqués. Plus tôt dans la journée, lors d'une réception des députés UMP à l'Elysée, le président a reproché à plusieurs journaux de ne pas avoir assez parlé de la condamnation de Ségolène Royal. Aujourd'hui, Le Parisien dénonce les propos de Sarkozy comme "infondés".
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L'UMP s'offusquait mercredi, dans un communiqué signé de ses trois porte-parole (déjà, quand on a trois porte-parole... mais bon), contre les méfaits de l'AFP, qui n'avait pas repris l'un de ses communiqués concernant la condamnation (en appel le 10 avril à Rennes) de Ségolène Royal dans un litige avec d'anciennes collaboratrices. Le parti nicoléonesque affirme que ce nouvel épisode "pose la question de la situation de quasi-monopole de l'AFP, de sa soi-disant ligne éditoriale et de l'objectivité qui lui est demandée dans ses statuts".
L'UMP enfonce ainsi le clou planté par son maître quelques heures plus tôt. Lors d'une réception à huis clos des députés UMP à l'Elysée, Sarkozy a semble-t-il accusé Le Parisien, L'Express et l'AFP de ne pas avoir suffisamment relayé la condamnation de Mme Royal. Il a aussi reproché au Journal du Dimanche de ne pas avoir publié dans son édition papier un sondage plus positif que les autres sur sa récente intervention à la télévision. Et bien sûr, s'est indigné de la "une" de Marianne, qui titrait sur une de ses photos : "Putain 4 ans!" ("rime pauvre", aurait dit François Mitterrand).
François Hollande a bondi sur l'occasion pour déclarer : "Cette attitude n'est pas digne, ni de la fonction que (M. Sarkozy) occupe ni du respect que l'on doit au pluralisme de la presse".
Le Parisien, lui, fait une "mise au point", par la voix de Vincent Régnier, directeur des rédactions. Estimant que les propos du président "sont infondés", il rappelle que "otre exigence est d’informer au quotidien sans pari pris, avec rigueur et toute indépendance".

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1 commentaire déjà ! Réagissez !

  1. Anonyme // 9 mai 2008 à 12:02  

    Si le déballage de vie privée était un délit, au même titre que l'exhibitionisme ou que l'attentat à la pudeur, Starkolino et Carlita en prendraient pour dix ans. Y'a ka voir le dernier Paris-Match où on apprend, parait-il, que Madame appelle Monsieur "mon amour", tandis que celui-ci lui donne en retour du "mon ange". On est en pleine guimauve.