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Ségolène Royal a mis un coup d'accélérateur, en annonçant officiellement hier à Paris sa volonté de briguer la succession de François Hollande lors du prochain congrès du PS en novembre à Reims. Elle compte ainsi contrer la forte poussée de Bertrand Delanoë dans les sondages. Premier à réagir, Jean-Christophe Cambadélis , proche de Dominique Strauss-Kahn, qui craint hypocritement que le parti ne devienne une "pétaudière".
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Hier soir à Paris, à l'occasion d'un "atelier citoyen" dans une salle du XXe arrondissement, Mme Royal s'est déclarée candidate au poste de premier secrétaire du Parti socialiste : "Si les militants en décident ainsi, j'accepterai avec joie et détermination d'assumer cette belle mission de chef du PS".
Au cours d'un long discours, elle a copieusement cité François Mitterrand, appelant les militants à "relancer la gauche comme il le faisait il y a 35 ans". Et a fait moult fois allusion à ses concurrents, sans les citer, soulignant que "le vrai risque, ce n'est pas l'affrontement, c'est que, sous prétexte de l'éviter, rien ne change".
D'ailleurs, selon la candidate, "il n'y a pas de risque d'affrontement ou de guerre des chefs puisque les militants n'en veulent pas". Seulement, "s'il ne bouge pas, le parti peut disparaître". Alors, elle bouge, pour le plus grand afollement des caciques.
Premier à s'émouvoir, le député strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis a déclaré aujourd'hui sur France Info : "J’ai vraiment l’impression qu’on est en train de transformer le PS en pétaudière, en une espèce gigantesque querelle des égos". Et de dénoncer "l’autisme de nos dirigeants politiques".
Cest malheureux de voir comment ce mot, "autisme", sert à toutes les sauces politikardes.

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