Parisot : Obama a tout faux

Publié par Tessa Ivascu. | jeudi, février 05, 2009 | , , | 0 commentaires

Laurence Parisot, présidente du MEDEF, critique la décision du président des Etats-Unis Barack Obama de limiter le salaire des dirigeants d'établissements financiers recevant des aides de l'Etat fédéral. Selon elle, même si certains d'entre eux sont responsables de la crise économique, ils restent les plus compétents pour redresser la situation. C'est pari-sot comme logique.

Lire l'article : Mercredi dernier, le président américain a annoncé le plafonnement à 500 000 dollars (388 600 euros) par an du salaire des dirigeants d'établissements financiers recevant des aides de l'Etat fédéral. Dans La Tribune, Parisot s'insurge :

"C'est le risque que partent des hommes ou des femmes qui sont peut-être pour partie responsables du drame économique actuel. Mais qui sont aussi les plus compétents pour mettre en place les solutions. Il faut laisser à l'entreprise la liberté de fonctionner. C'est à cette condition qu'elle est créative et efficace."
Madame Parisot ne voit donc aucun lien entre la débâcle économique créée par certains "responsables" et leurs compétences. Ni entre une aide de l'Etat et une contre-partie. Comme l'écrit un ami internaute :
"C'est un peu comme si vous nous disiez que celui qui a mis la voiture dans le mur est le mieux placé pour réparer la voiture et la conduire à nouveau."
En pour se faire payer par le contribuable pour sa créativité et son efficacité. Belle parisottise.

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Même les élus UMP dénoncent la mutation du préfet de la Manche Jean-Charbonniaud, décidée mercredi 28 janvier en Conseil des ministres, suite aux incidents intervenus lors de la visite de Nicolas Sarkozy à Saint-Lô le 12 janvier.

Lire l'article :

Mauvais signal politique, sanction démesurée, pratique d'un autre temps, plus d'un élu du parti majoritaire tient à marquer son désaccord avec la décision de punir le préfet de la Manche en le plaçant hors-cadre "pour siéger comme membre du Conseil supérieur de l'administration territoriale de l'Etat". Le président UMP du conseil général de la Manche Jean-François Legrand déclare à l'AFP :

"Je trouve parfaitement lamentable qu'on puisse utiliser un représentant de l'Etat comme si on utilisait un kleenex. C'est scandaleux. C'est une pratique d'un autre temps contreproductive d'un point de vue politique. Ce préfet est un très bon préfet qui n'a aucune responsabilité dans cette affaire."

Philippe Gosselin, député UMP de la Manche, qui se trouvait à côté de Nicolas Sarkozy lors de la manifestation à Saint-Lô, raconte :

"Il était très énervé d'entendre les manifestants le siffler. Il y a eu plus de monde qu'il n'en attendait à la manifestation je crois, 3 000 manifestants à Saint-Lô, ça ne s'est pas vu depuis 20 ou 30 ans. Cette santion est très regrettable, injuste, c'est un mauvais signal politique. Cela donne l'impression que la manifestation du 12 s'est mal passée alors qu'il n'y a pas eu d'incident majeur."

Le député UMP (villepiniste) de l'Hérault, Jean-Pierre Grand, estime de son côté :

"[Le départ de Jean Charbonniaud] n'est pas un bon signe pour la haute fonction publique de l'Etat qui, dans la période de crise que connaît la nation, doit travailler avec le pouvoir politique dans la confiance et la sérénité."

Ben oui, comme disait Eric Woerth, ce bijou fait homme, à propos des mécontents qui allaient manifester le 29 janvier, en période de crise il faut retrousser "un tout petit peu ses manches" et oeuvrer "à l'unité de la nation". Comme ils font à l'UMP, quoi !

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Ségolène Royal publie un livre au karcher. Extraits.

Publié par Tessa Ivascu. | mercredi, janvier 28, 2009 | , | 0 commentaires

Femme debout, en librairie le 5 février, est la suite de l'incessant retour médiatique de Ségolène Royal. Elle s répand sur Nicolas Sarkozy, griffe Martine Aubry, crache sur Lionel Jospin et mord les autres éléphants. Extraits des bonnes feuilles publiées demain par Le Nouvel Observateur :

Suite de l'article
Nicolas Sarkozy

«Quand il m'a reçue à l'Élysée, peu après la défaite (...) il était là, les bras ballants, à m'offrir des chocolats, à essayer de me faire parler de ma séparation d'avec François Hollande, à dauber sur des journalistes, à exhiber sa montre et à me dire qu'il était là mais qu'il aurait pu être ailleurs à faire du fric. (...) C'est vraiment un m'as-tu-vu. (...) Avec sa petite étoile de shérif et son pistolet en plastique, son déguisement de cowboy. Il est monté sur le plus grand cheval et il a décroché le pompon.»

Martine Aubry

« (...) me regarde toujours comme quand j'étais sa sous-ministre. Elle le pense vraiment. Il y a eu une primaire, une campagne présidentielle, un score plus qu'honorable et je suis sa sous-ministre. Elle ne me regardera jamais autrement.»

Lionel Jospin

«Lionel Jospin (...)devient irrationnel sur le parti. Il mute et perd toute sa grandeur.»

Les "éléphants" socialistes

«Ils pensent que l'agonie [du PS] sera tellement lente qu'ils ramasseront inévitablement la mise. (...) S'il y en a un de meilleur que moi, qu'il y aille, je ferai même sa campagne en 2012. Mais pardon, pour le moment, je ne vois pas.»

La fête au Zénith

«Faut-il être neuneu pour hurler au sacrilège, à la secte, alors qu’on ne dit jamais rien à Marie-George pour sa fête de L’Huma, qu’en Italie, la fête de L’Unità passe comme une lettre à la poste et que tout le monde s’extasie devant la campagne d’Obama ! (…) Et en plus ils me copieront. C’est certain. Tous ceux qui me critiquent feront pareil dans quelques années, vous verrez. Aujourd’hui, pas un ne peut attirer 4 000 personnes sur son nom, à part Sarko, bien sûr, mais vous verrez.»

Livre d'entretiens avec la journaliste Françoise Degois (ed. Denoël).

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L'ineffable Eric Woerth, ministre du budget très près du peuple, a condamné sur France Inter les "mécontents" qui s'apprêtent à suivre la grève interprofessionnelle de jeudi 29 janvier. Yaka "se remonter un tout petit peu les manches"!

Le front d'Eric Woerth est brillant à l'extérieur.

Suite de l'article

Eric est scandalisé. La grève, en ce moment, ça ne tombe pas bien, on rajoute "de la peur à la peur, de la crainte à la crainte" (et des blablas aux blablas et des yakas aux yakas). Et si on lui suggère que, peut-être, ceux qui se préparent à manifester expriment une inquiétude face à la crise, il explose :

"Qu'ils se démènent, qu'ils bougent, qu'ils ne le fassent pas nécessairement uniquement en défilant ou en râlant! Qu'ils deviennent un acteur de la sortie de crise. Et devenir un acteur de la sortie de crise, c'est quand même me semble-t-il se remonter un tout petit peu les manches et se mettre à travailler plutôt à l'unité du pays."
La vie n'est qu'une scène disait Shakespeare, qui se remontait un tout petit peu les manches les soirs d'été en buvant un coup à la santé d'Elisabeth. Quelle époque !

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Ségolène Royal - Pierre Bergé : pas de conflits d'intérêt

Publié par Tessa Ivascu. | mercredi, janvier 28, 2009 | | 0 commentaires

Ségolène Royal a répliqué mardi 27 sur RTL, questions posées par Eric Woerth sur les donations de l'homme d'affaires Pierre Bergé à Désirs d'avenir.

Non, Désirs d'avenir n'est pas une "formation politique", comme l'affirmait (presque) Eric Woerth. Juste une "structure de réflexion", financée par d'autres donateurs à part Pierre Bergé, précise Ségolène Royal.

Suite de l'article

Dimanche, le ministre du Budget avait invité Mme Royal à expliquer "comment elle fonctionne sur le plan financier" soulignant, pour faire le malin, que si Désirs d'avenir est "un parti politique, les aides des particuliers sont plafonnées à exactement 7 500 euros par an, c'est la loi". Les interrogations d'Eric Woerth faisaient suite aux déclarations de Pierre Bergé, ancien patron d'Yves Saint-Laurent, dans le JDD :

"Pendant les primaires socialistes, j'ai contribué à la soutenir. J'ai financé les locaux de l'association Désirs d'avenir. Nous avons également organisé des réunions, des colloques, au Lutetia notamment. Après la présidentielle, j'ai décidé de continuer à aider Ségolène. Elle avait engrangé 17 millions de voix et on voulait la tuer! Aujourd'hui je mets à sa disposition de nouveaux locaux, boulevard Raspail. Je ne sais pas exactement combien cela me coûte..."

Pierre Bergé ne mâche pas ses mots pour critiquer la direction du PS et les aubrystes :

"C'est scandaleux. On lui coupe les vivres après lui avoir coupé les voix. Volé ses voix, devrais-je dire. J'étais au QG de Ségolène la nuit où cela s'est passé pour le poste de Premier secrétaire. Quand les aubrystes ont compris que Ségolène allait l'emporter, ils ont trafiqué les résultats."
Conclusion : au fond, avec ses questions faussement naïves, Eric Woerth fait du bon boulot pour la promo du livre Femme Debout de Ségolène Royal, à paraître le 5 février.
LA MORALE Fais pas le malin avec plus malin que toi.

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Le président du MoDem François Bayrou, qui s'entretenait aujourd'hui 28 janvier avec Le Monde (le journal) a annoncé son intention de voter la motion de censure défendue mardi à l'Assemblée nationale par le PS. Voilà pourquoi (c'est technique!) :

Même s'il éprouve, "des différences avec le texte déposé par le PS", François Bayrou passe outre. Comptant sur les lois de la physique, qu'il semble bien connaître, il déclare :

"J'ai décidé de voter la motion de censure. Il y a des moments et des situations où il faut dire haut et fort que ça ne va pas. L'essentiel est qu'un acte solennel montre au pays qu'un signal d'alarme s'allume. Pour que nul ne puisse dire : nous ne savions pas."
C'est vrai : si tu parles vraiment fort, l'ampoule s'allume et ça donne l'alarme. Eureka !
LA MORALE : Ecoutez voir.

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Eric Besson sait bien chanter Les Bêtises

Publié par Tessa Ivascu. | mardi, janvier 27, 2009 | | 0 commentaires

Eric Besson, le nouveau ministre de l'Immigration et de l'Intégration (ex-socialiste) a annoncé le 25 janvier au cours d'une interview RTL-LCI Le Monde qu'il visait 26 000 reconduites aux frontières en 2009, le même chiffre que celui prévu pour 2008. Mais bon, il a aussi parlé d'une "invasion" venue d'Afrique et des "instruments" permettant "d'avoir un thermomètre", alors...

C'est beau, un homme qui sait ce qu'il dit. Encore plus beau quand il y pense.

Eric Besson connaît la chanson. Des bêtises, il en fait et il en dit. Dernières perles verbales, dimanche 25, lors de l'interview donnée à RTL-LCI Le Monde. Ainsi, concernant les reconduites frontières, le transfuge du PS précise :
Suite de l'article

"Je travaille sur le chiffre de 26 000 mais je ne sais pas ce que sera le résultat final."

C'est fort comme info. A part ça? On apprend qu'Eric Besson se rendra dans certains des pays où les tests ADN seront appliqués afin de vérifier si "cela est rigoureusement appliqué". Ben tiens ! Quant aux statistiques visant à mesurer la diversité, Eric Besson assure que "l'on va chercher des instruments qui nous permettent d'avoir un thermomètre". Ca, c'est bien! Trouver des instruments permettant de trouver un instrument permettant de trouver un instrument, qui dit mieux comme usine à gaz ?
Pour finir, un peu d'histoire. Le nouveau Ministre de l’immigration évoque à sa manière (et à son niveau) les origines de la France comme terre d’immigration :

"C'est vrai des temps anciens, tout le monde le sait, des grandes invasions. C'est vrai du XIXème et du XXeème sieècle, avec les Italiens, les Polonais, d'autres qui se sont intégreés. Ensuite, il y a eu à la fois une invasion... euh, une immigration de provenance d'Afrique et du Maghreb. Non pas une invasion, qu'il n'y ait pas de lapsus sur le sujet."

Euh... non, certes. Pas de lapsus au sujet du lapsus fait à propos du lapsus. Vite, un thermomètre !

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Après le tollé provoqué par sa phrase « J'ai inspiré Obama et ses équipes nous ont copiés », Ségolène Royal tient à préciser qu'elle avait fait de l'humour. Pas vraiment, retorque le journaliste du Monde qui avait receuilli ses propos à Washington, avant l'investiture de Barack Obama comme président des Etats-Unis.

Suite de l'article
Comme tant d'autres, Politikart a reçu un mail de Ségolène Royal précisant que ses déclarations sur un Obama copieur de son projet de démocratie participative n'étaient dues qu'à son sens de l'humour.

"Je viens de prendre connaissance des commentaires moqueurs sur les radios, ce matin, au sujet d'une de mes déclarations sur la campagne de Barack Obama, que j'aurais 'inspirée'. Après une conférence de presse centrée sur le moment historique que nous vivions, moment auquel je participe au milieu du peuple américain, en toute humilité et sans protocole, c'est à une question amicalement provocatrice d'un des journalistes que j'ai répondu de façon humoristique!"
Mais le journaliste en question, Sylvain Cypel, correspondant du Monde aux Etats-Unis, retorque sur le monde.fr :
"Je n'ai personnellement pas perçu la réponse de Ségolène Royal comme étant de l'humour. C'est Ségolène Royal qui a, la première, abordé [la comparaison entre les deux campagnes]. Je lui ai alors posé la question suivante: 'Donc, ce que vous dites, c'est que c'est vous qui avez inspiré la campagne de Barack Obama?'"
On connait la suite.
LA MORALE Quand on te souffle la réponse, botte en touche.

Lire aussi :
La muse d'Obama, c'est moi

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Chirac mordu par son chien mais aimé des Français

Publié par Tessa Ivascu. | jeudi, janvier 22, 2009 | , | 0 commentaires

Le bichon maltais de Jacques Chirac vient de mordre son maître. Bernadette trouve cela "dramatique" dans VSD. Nous, ce qui nous trouble, c'est d'apprendre que l'animal suit un "traitement anti-dépresseur". Et puis, Jacques peut toujours se consoler avec le dernier sondage Paris Match-Ifop, selon lequel il est le deuxième homme politique le plus aimé des Français. Alors que Sumo, à part le Lexomil, n'a rien à se mettre sous la dent. Si, l'autre jambe.

Jacques Chirac et Sumo en 2006. Déchirant rétrospectivement. Reuters

Suite de l'article

Pour sacrifier au rite d l'info dont tout le monde parle tout en la jugeant dérisoire, Politikart remet une couche sur les révélations de Bernie Chirac à VSD, concernant les rapports orageux de Jacques Chirac avec son chien Sumo, très agité depuis quelque temps.
On apprend que malgré un traitement anti-dépresseur, Sumo a "mordu violemment le président". Encore sous le coup de l'émotion, Bernie confie :
"Si vous saviez, j'ai vécu hier une journée dramatique... Sumo a mordu mon mari! Assez bizarrement parce qu'il adore ce chien."
Ce n'est pas bizarre du tout. On sait bien que les personnes qui suivent un traitement anti-dépresseur deviennent lunatiques en cas de mauvais dosage. Or, comme avait dit l'inoubliable Stéphanie de Monaco il y a longtemps (mais c'est toujours d'actu) :
"Les animaux sont des humains comme les autres."
Selon l'ex-Première dame, c'est le départ de l'Elysée et de son parc qui n'aurait pas réussi au chien. En revanche, cela réussit à son mari. La preuve, le dernier sondage Paris Match-Ifop, qui place la victime du bichon Sumo en deuxième position dans le classement des personnalités politiques les plus aimées des Français. Autrement dit, Jacques Chirac - le mordu - réunit 70% de bonnes opinions, à un point seulement de Bernard Kouchner - qui ne mord jamais - et à 24 points au-dessus de Nicolas Sarkozy - qui aboie tout le temps pourtant.
LA MORALE Si tu ne fous rien quand t'es Président, les Français te donneront toujours après un os à ronger.

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Michelle Obama en jaune : couac fashion ou rupture politique ?

Publié par Tessa Ivascu. | mercredi, janvier 21, 2009 | | 0 commentaires

Hier, lors de l’investiture de son mari Barack, Michelle Obama s’est affichée en total look jaune, conçu par Isabel Toledo, créatrice d’origine cubaine peu connue. Mauvais goût ou audace vestimentaire ? La polémique prend des dimensions internationales, grâce aux médias de tous bords, un brin déçus par l’aridité du discours du 44ème président des Etats-Unis.

Eh oui, les journalistes auraient bien aimé piocher une « petite phrase » mémorable dans le discours d’investiture de Barack Obama. Ils sont restés sur leur faim devant tant de volontarisme churchillien (et Wall Street a plongé de 4%, c’est malin !).
Heureusement, la First Lady était là pour offrir ses toilettes festives en pâture à la voracité des médias. On le sait, Michelle Obama avait été saluée par les despotes éclairés du royaume fashion comme une élégante ayant un sens très précis de la mode. Vanity Fair l’avait même incluse dans sa liste des femmes les mieux habillées de 2008.

Suite de l'article
Mais sa tenue « or » arborée hier lors de la cérémonie d’investiture de Barack Obama a ébranlé autant les fashion-addicts que l’Américain moyen, faisant naître le premier débat médiatique de la nouvelle présidence. Un sondage sur internet réalisé par US Weekly montre que 55% des lecteurs ont « détesté » et 44% ont « adoré » cette tenue qui tranche avec les ensembles rouges, bleus ou blancs, façon drapeau américain, arborés par les First Ladies précédentes.
Dans son blog sur le très lu Huffington Post, Bonnie Fuller, ex-rédactrice en chef de Glamour et oracle de la branchitude, s’exclame : « Se balade-t-elle en tissu d’ameublement ? » Le manteau en brocart a également déplu à l’édition anglaise de Grazia, qui déplore « la lourdeur du tissu, la couleur terne et la silhouette démodée ».
En revanche, le Los Angeles Times, par la voix de Booth Moore, s’extasie devant l’audace de Madame Obama, qui a « tourné une page de la mode américaine » en choisissant un ensemble conçu par « une Cubaine-Américaine que personne ne connaît mais que tout le monde devrait connaître ».
La créatrice de l’ensemble polémique, Isabel Toledo, qui travaille à New York, déclare pour sa part que le jaune est la couleur « de l’optimisme et de la fraîcheur ». Faux, réplique dans Gala le chasseur de tendances parisien Vincent Grégoire : "Le jaune c'est la couleur de la trahison, les consommateurs détestent. C'est considéré comme plouc".
Quant au New York Times, il rappelle que ce n’est pas la première fois que Michelle Obama choisit un créateur d’origine cubaine. Elle s’était déjà fait remarquer pour ses tenues signées Narciso Rodrigues. Même que certains y verraient un signe du désir de rapprochement entre les Etats-Unis et Cuba manifesté par son mari.
LA MORALE Si même une couleur aussi tarte que le jaune peut faire parler d’elle, tous les espoirs sont permis dans la Baie des Cochons.

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Ségolène Royal : la muse d'Obama c'est moi !

Publié par Tessa Ivascu. | mardi, janvier 20, 2009 | , , | 0 commentaires

Comme tout people qui se respecte, Ségolène Royal est aujourd'hui à Washington pour assister à la cérémonie d'investiture de Barack Obama. Elle est contente de voir triompher cette "conception nouvelle du leadership". Et fière : car les idées d'Obama, c'est elle qui les lui a soufflées.

Suite de l'article

Barack Obama avait envoyé une équipe à Paris étudier le fonctionnement de Désir d'avenir, raconte Ségolène Royal. A l'époque, elle était déjà candidate à la présidence alors que lui rêvait encore de l'être :

"Je ne vois pas pourquoi je n'assumerais pas : oui, j'ai inspiré Obama et ses équipes nous ont copiés. Chez nous ils ont enregistré les idées de 'gagnant-gagnant', de 'citoyen-expert'"
M. Obama a également adapté sa "démocratie participative" à la mode américaine, "fort différente de l'européenne", mais en puisant dans le même concept : refonder la relation entre les élites et le peuple.
"Plus on écoute les gens, plus on anticipe, plus l'autorité s'affermit. Obama a théorisé cette vision".
Pour mieux prêcher pour sa paroisse, elle souligne qu'il n'a pas mis fin au mouvement qu'il a généré une fois son élection acquise. Au contraire, durant les dix semaines de transition, il a ouvert le débat sur son site à toutes les suggestions, toutes les initiatives. "Et personne n'a dit : il ne sait pas ce qu'il veut faire".
LA MORALE "Barack c'est tout moi", plus on le dit plus on y croit.

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Guerre du gaz : la Russie risque d’être le grand perdant

Publié par Tessa Ivascu. | jeudi, janvier 08, 2009 | , | 0 commentaires

Depuis hier, l'Europe ne reçoit plus une goutte de gaz russe via l'Ukraine. Certes, la Russie semble la plus forte dans ce bras de fer en pleine vague de froid. En réalité, le pays de Vladimir Poutine est dans une position beaucoup plus précaire qu’il n’en a l’air : s’il cesse d’approvisionner l’Europe, il risque la faillite.

L'approvisionnement du gazoduc Droujba (Amitié) qui fournit les Vingt-Sept, à hauteur d'environ un cinquième de leur consommation, ainsi qu'une huitaine de pays des Balkans, est totalement interrompu depuis hier matin.

Le robinet est fermé. Point de transit du gaz près de Boyarka, Ukraine. AFP/GETTY

Suite de l'article Une réunion entre les représentants du russe Gazprom, de l’ukrainien Naftogaz, des gouvernements russe et ukrainien ainsi que de l’Union européenne se tient aujourd’hui à Bruxelles pour préparer la reprise des livraisons aux Vingt-Sept. Mais ce qui semble être une démonstration de la capacité du Kremlin de prendre l’Europe en otage n’est qu’un signe de sa faiblesse, voire un acte désespéré. Si l’Europe dépend de la Russie pour son gaz à différents degrés (de 100% pour la Finlande et la Slovaquie à 3% pour la Grande-Bretagne), la dépendance de la Russie des revenus du gaz est, elle, indiscutable. En 2008, Gazprom a fourni 20% du budget central de la Russie (90 milliards de dollars). Handicapé par des structures qui tombent en ruine, le pays peine à exploiter ses réserves. Aucune nation n’a envie de remplacer l’Europe comme client principal. Et la baisse du prix du pétrole précarise les finances russes jour après jour. Or la valeur du gaz suit la courbe du prix du pétrole avec un délai de 6 mois environ. Actuellement, le prix du gaz est élevé, reflet du pic de 147 dollars le baril de pétrole de juillet dernier. Mais il risque de s’effondrer bientôt, imitant la chute constante de la valeur du pétrole depuis l’été dernier. La Russie veut forcer l’Ukraine à signer un accord d’export pour 2009 avant que ce moment n’arrive. L’Ukraine, de son côté, a tout intérêt à traîner les pieds. Elle refuse de payer plus de 250 dollars les 1 000 m3 et sait que la chute imminente du prix du gaz renforcera sa position dans les négociations. La Russie ne peut donc pas prolonger le bras de fer et suspendre la fourniture en gaz de l’Europe. Si elle le fait, elle risque la faillite nationale.

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Rachida Dati offre des lapins en peluche à des mères en prison

Publié par Tessa Ivascu. | mercredi, janvier 07, 2009 | | 0 commentaires

Comme c’est touchant, mon canard (enchaîné) ! Maman Dati, tout attendrie par son nouveau rôle de mère célibataire, a décidé de faire livrer des lapins en peluche à des mères prisonnières.

Oh, pas beaucoup, pas de quoi se ruiner et devoir vendre ses bagues ! Dix-neuf mères bénéficient de l’aubaine. Comme l’affirme Le Canard Enchaîné :

"En l'honneur de Zohra, Rachida Dati a fait livrer aux 19 prisonnières enfermées avec leur bébé un joli lapin en peluche".
"C’est le retour de Marie-Antoinette", ricanent des directeurs de prisons. La loi française permet à une détenue de garder son bébé durant les dix-huit premiers mois suivant la naissance. Chaque année, une soixantaine de bébés séjournent ainsi en prison.

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Adieu George W. Bush : 8 ans, 8 calamités

Publié par Tessa Ivascu. | mercredi, janvier 07, 2009 | | 0 commentaires

L’équipe de Barack Obama ne cesse de souligner que la transition entre le président en exercice George W. Bush et le président élu sera la plus épineuse depuis Abraham Lincoln (1861-1865), qui avait dû gérer une guerre civile entre le Nord et le Sud des Etats-Unis. Cette fois-ci, l'héritage est encore plus lourd puisque planétaire.

Huit ans d'erreurs funestes, de négligences criminelles, de strétégies stupides, de décisions guidées par la soif du sang ou de l'or, parmi lesquelles :

  • La menace du 9/11 ignorée
  • La menace iraquienne montée en épingle et manipulée
  • Guantánamo et Abu Ghraib
  • L'ouragan Katrina
  • Le délitement des libertés civiles
  • La montée de l'Iran
  • Le réchauffement de la planète
  • Le désastre économique
W entouré par sa clique en 2001, de gauche à droite : le secrétaire d'Etat de l'époque Colin Powell, le vice-Président Dick Cheney, la conseillère en sécurité nationale de l'époque Condoleezza Rice, le chef de cabinet de la Maison Blanche Andrew Card, le directeur de la CIA George Tenet, le secrétaire à la Défense de l'époque Donald Rumsfeld. Photo d'Annie Leibovitz.

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Enquête Madoff : la SEC complice ?

Publié par Tessa Ivascu. | mardi, janvier 06, 2009 | , | 0 commentaires

De nombreuses alertes concernant Bernie Madoff avaient été adressées à la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme de la Bourse américaine, ces dix dernières années. Sans suite. Pourquoi, se demandent sénateurs et congressistes des deux bords. Une enquête interne fournira peut-être la réponse.

Suite de l'article

L'Inspecteur général des affaires internes de la SEC, H. David Kotz, se dit très préoccupé par l'aveuglement de la commission face aux colossales magouilles de la société Bernard L. Madoff Investment Securities LLC (BLMIS).
Il est d'ores et déjà établi que les diverses plaintes concernant les opérations de Madoff "étaient arrivées à bon port" à la SEC et entre les mains d'un nombre suffisant de personnes qui auraient pu réagir.
L'inspection de Kotz s'oriente donc vers les "relations familiales, sociales et professionnelles" entre Madoff et des responsables de la SEC, qui auraient pu affecter les décisions de l'institution. Plus particulièrement, les relations entre l'un des avocats de la SEC, Eric Swanson, et la nièce de Madoff, Shana, aujourd'hui mari et femme. Swanson faisait partie de l'équipe qui avait examiné les activités de Madoff entre 1999 et 2004 sans rien trouver à redire.
Selon les résultats de son enquête, Kotz n'exclut pas des poursuites criminelles contre les complices.
LA MORALE : Si ton amant est un avocat véreux ami d'un oncle véreux, reste sa maîtresse mais ne l'épouse pas.

Lire aussi :
Best of des scandales financiers 2008

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